La Commission Justice et paix de l’Archidiocèse de Kinshasa et la Caritas Internationale Belgique ont lancé la campagne « Brisons le silence, agissons pour la paix ». Les deux organisations appellent les autorités politiques, les médias, le public et la communauté internationale à briser le silence sur la crise à l’Ouest de la RDC.
Depuis 2020, la crise à l’Ouest de la RDC se déroule dans un silence presque total, affirme la Commission. Des milliers de morts, plus de 280.000 personnes déplacées et une économie rurale dévastée : l’ouest du pays vit depuis 2022 au rythme d’une violence diffuse et un effondrement social silencieux.

La Campagne « Brisons le silence, agissons pour la paix » s’appuie sur le rapport d’enquête » Le poids du silence : Comment la révolte Mobondo bouleverse l’Ouest de la RDC » mené conjointement par International Peace Information Service (IPIS) et la Commission Diocésaine Justice et Paix de l’Archidiocèse de Kinshasa avec l’appui financier de Caritas International Belgique. Ce rapport documente sur les causes, l’impact, les motivations, et propose des pistes d’action pour la paix et la cohésion sociale. Il repose également sur une série de plaidoyers.
Selon la Commission Justice et Paix de l’Archidiocèse de Kinshasa, ces initiatives visent à rompre le silence, à mobiliser les consciences et à plaider pour une paix durable. Elles rappellent qu’il est encore possible d’agir en donnant de la visibilité à la crise, en soutenant les organisations locales et en inscrivant ce drame à l’agenda diplomatique et humanitaire.

Représentant Son Eminence Fridolin Cardinal Ambongo Besungu, Monseigneur Edouard Simba, Évêque auxiliaire de Kinshasa en charge des régions apostoliques Kin-Est a encouragé la CDJP-KIN pour le travail réalisé. Il a par ailleurs invité les participants à cette conférence, chacun selon ses responsabilités, à réfléchir sur ce qu’il peut être fait pour mettre fin à cette crise.
« Si cela ne se fait pas on va continuer à parler et la crise va évoluer. Il y a des efforts qui sont fait mais on doit faire plus chacun selon ses responsabilités », a-t-il conclu.

